En pleine canicule, le X73689 du dépôt de Clermont-Ferrand revient chez lui après une panne survenue à Vierzon. C’est la fin de journée, la chaleur est écrasante et il fait plus de 30° en cabine de conduite, mais le paysage des derniers kilomètres en vaut la peine !
Je vous propose quelques extraits de cette approche de Clermont, sur lesquels se découpe en fond la chaîne des volcans.
Extraits du train entre Randan et Clermont-Ferrand – Musique : Seasons Turn par Alistair Lindsay.
En septembre 2025, l’AGC Z27529 retourne vers sa région d’attache après avoir reçu son opération de rénovation dite de « mi-vie » sur un acheminement entre les ateliers de Nevers et le dépôt de Vénissieux.
Je vous emmène un peu avec moi en tête du train sur ce bout de ligne PLM :
Mis en service au début des années 2000, les éléments automoteurs AGC fêtent petit à petit leurs 20 ans de service, et arrivent donc à la moitié de leur carrière. Produits à 700 exemplaires, ces trains reçoivent entre autres une rénovation complète de leur espace voyageur.
Le technicentre industriel de Nevers est l’un des quelques sites de maintenance qui réalise cette modernisation. Notre train du jour, le Z27529, est un élément dépourvu de traction thermique, ce qui l’amène à passer par le sud de la région parisienne afin de retrouver son dépôt d’attache à Vénissieux.
J’ai la chance d’être aux commandes de cet AGC en cette fin de journée, et vous invite en tête du train pour quelques minutes !
Photo presque « ancienne » si l’on excepte la livrée Zou! de l’AGC à droite… Des éléments automoteurs mis en service il y a 20 ans déjà, tandis que les Corails approchent les 50 ans de carrière. Quant au photographe (moi), il cumule 26 ans de boutique ferroviaire, et il tient toujours la route le rail ! ( non pas toujours en vrai)
La gare de mes débuts (il y a un peu trop longtemps…), dans une ambiance calme, écrasée par la chaleur de cette fin d’été.
La vue est tournée vers Limoges ; à quelques kilomètres des quais, la voie bifurque vers Objat ou encore Périgueux. Paris est à 500 km.
On aperçoit à gauche le faisceau de remisage en gare, avec un Regiolis aux couleurs rouge et jaune de la région Occitanie qui repartira le lendemain vers Toulouse, ainsi que, garée derrière, la rame Corail Intercités qui se dirigera vers Paris de bonne heure.
Le bâtiment à droite de la photo juste après la verrière est le poste d’aiguillage (PRCI, Poste d’aiguillage à relais à commande informatique) de Brive.
L’intercité 4406 Nantes – Lyon quitte Nevers et traverse la Loire en cette fin de journée d’octobre 2022
Assurée par des éléments Régiolis, la liaison transversale Nantes Lyon s’effectue en un peu moins de 7 heures de trajet. A Nevers, le train emprunte la ligne Paris Clermont-Ferrand sur une centaine de kilomètres jusqu’à Saint-Germain-des-Fossés où il se dirigera vers Roanne et Lyon.
Saisie à la volée, ce décompte des kWh consommés pour l’acheminement d’un élément automoteur Régiolis entre les dépôts de Dijon et d’Avignon que j’ai conduit ce 03 janvier dernier:
1375 kWh pour 425 km en 5h et demi, 130 tonnes à déplacer
Il s’agissait d’un élément de 4 véhicules d’une masse de 130 tonnes et d’une longueur de 73 mètres
Il s’agissait d’un acheminement de matériel vide, l’espace voyageur était donc moins éclairé et moins chauffé que pour les missions commerciales
Le trajet a duré un peu moins de 5h30, avec environ 4 ou 5 arrêts circulation soit 30 minutes de moins à déduire, donc une moyenne de 85 km/h.
Quelques remarques :
On observe que la traction consomme les 3/4 de l’énergie absorbée
Il faut 10.5 kWh pour déplacer chaque tonne du train sur le parcours, ou encore 24Wh pour déplacer chaque tonne sur un kilomètre.
A titre de comparaison, pour une Renault Zoe de 108ch, on serait à à 94 Wh/tonne/km (150kWh/100km, une Zoé pèse 1.6t, donc 150/1.6 = 94 Wh/t/km). source : https://www.fiches-auto.fr/articles-auto/chiffres-consommation/renault.php